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Le quota de 49 % de propriété étrangère des condos en Thaïlande, expliqué

Un étranger peut détenir en pleine propriété une unité de condo thaïlandaise, mais uniquement dans la limite du quota étranger de l'immeuble. Voici ce que mesure réellement la règle des 49 % et comment vérifier qu'une unité précise y est éligible.

Vérifié par TransferDueDernière révision 9 juin 2026

En quoi consiste la règle des 49 %

En vertu du Condominium Act (article 19 bis), les étrangers ne peuvent collectivement détenir plus de 49 % de la surface de plancher totale de l'ensemble des unités d'un immeuble en copropriété enregistré. Le plafond porte sur la surface de plancher cumulée, et non sur le nombre d'unités ; le solde est détenu par des ressortissants thaïlandais ou des entités thaïlandaises éligibles.

C'est cette règle qui permet à un acheteur étranger d'acquérir un titre de pleine propriété sur un condo — il s'agit de l'espace légal au sein duquel la propriété étrangère est enregistrée auprès du Land Department.

Schéma du quota de propriété étrangère de 49 % pour les copropriétés en Thaïlande : une barre représentant la surface de plancher totale de tous les lots d'un immeuble, répartie entre une part éligible aux étrangers plafonnée à 49 % et une part détenue par des Thaïlandais d'au moins 51 %, mesurée en surface de plancher et non en nombre de lots ; avec des notes indiquant que la personne morale de la copropriété délivre un certificat de quota étranger pour confirmer qu'un lot est dans le quota, et que si le quota est atteint le Land Office n'enregistrera pas la pleine propriété étrangère, même avec un FET valide.
Le quota de propriété étrangère de 49 % en Thaïlande plafonne la surface de plancher totale des lots d'un immeuble (article 19 bis du Condominium Act) — et non leur nombre. Faites confirmer par écrit le quota d'un lot avant de payer.

La surface de plancher, et non le nombre d'unités

Le quota se mesure en mètres carrés de surface de plancher des unités à l'échelle de tout l'immeuble : deux immeubles comptant le même nombre d'unités peuvent donc présenter des surfaces éligibles à la propriété étrangère très différentes. Un immeuble déjà proche de son plafond de 49 % peut ne plus disposer d'aucun quota étranger, même si des unités y sont en vente.

Concrètement : une unité qui vous est proposée n'est disponible en pleine propriété étrangère que si l'immeuble dispose encore de quota et que cette unité y est affectée.

Comment vérifier qu'une unité respecte le quota

La personne morale de l'immeuble — l'organe de gestion de la copropriété — délivre un certificat de quota étranger confirmant que l'unité relève de l'allocation de 49 %. Pour une revente, le vendeur obtient cette lettre auprès de la personne morale ; pour une unité neuve, c'est le promoteur qui la fournit.

Demandez la confirmation du quota par écrit avant de verser un acompte. À défaut de quota disponible, le Land Department n'enregistrera pas l'unité au nom d'un étranger en pleine propriété.

Que se passe-t-il si le quota est plein

Si un immeuble a atteint son plafond de propriété étrangère, l'unité ne peut pas être enregistrée au nom d'un étranger en pleine propriété. On propose parfois aux acheteurs des solutions de substitution — un bail enregistré (leasehold), ou une propriété par l'intermédiaire d'une société thaïlandaise — chacune assortie de conséquences juridiques et fiscales très différentes. Ce ne sont pas des équivalents de la pleine propriété. Un bail enregistré est plafonné à 30 ans, et un arrêt de la Cour suprême de 2025 a jugé qu'un renouvellement « automatique » convenu à l'avance ne lie pas un propriétaire ultérieur. Recourir à une société thaïlandaise avec des actionnaires prête-noms pour détenir une unité au profit d'un étranger constitue un montage de prête-nom illégal au regard du Foreign Business Act et du Land Code — qui fait l'objet d'une application active en 2025–2026 — avec un risque pénal. Prenez un avis juridique indépendant avant d'envisager l'une ou l'autre de ces options.

Les propositions de modification de la règle ne sont pas encore en vigueur

On annonce parfois que le plafond de 49 % est sur le point d'être relevé. En 2024–2025, le gouvernement a évoqué l'idée de porter le plafond de propriété étrangère à 75 % et d'introduire des droits de type leasehold sur 99 ans. En 2026, ces deux mesures demeurent des propositions à l'étude — aucune n'a été adoptée. Le plafond de 49 % en surface de plancher et la limite de 30 ans d'un bail enregistré ordinaire sont les règles applicables aujourd'hui : achetez donc sur la base du droit en vigueur, et non d'une modification envisagée.

Comment le quota se rattache à vos autres documents

Le certificat de quota s'ajoute au titre de propriété (chanote), au contrat de vente (SPA) et — pour les fonds envoyés depuis l'étranger — au formulaire de transaction de change (FET, Foreign Exchange Transaction). Ensemble, ils permettent au Land Department d'enregistrer la propriété d'un acheteur étranger.

Une unité peut passer avec succès toutes les autres vérifications et rester néanmoins inacquérable en pleine propriété si le quota est épuisé : confirmez-le donc tôt.

Foire aux questions

Le quota de 49 % repose-t-il sur le nombre d'unités ou sur la surface de plancher ?
Sur la surface de plancher. Les étrangers peuvent détenir jusqu'à 49 % de la surface de plancher cumulée de l'ensemble des unités de l'immeuble ; il ne s'agit pas d'un décompte d'unités. Des unités de tailles différentes consomment des parts différentes du quota.
Qui délivre le certificat de quota étranger ?
La personne morale de la copropriété — son organe de gestion. Pour une revente, le vendeur demande la lettre ; pour une unité neuve, le promoteur la fournit. Le Land Department en a besoin pour enregistrer la propriété étrangère.
Que se passe-t-il si le quota étranger de l'immeuble est déjà plein ?
L'unité ne peut pas être enregistrée au nom d'un étranger en pleine propriété. On propose parfois aux acheteurs un bail (leasehold) ou un montage par société thaïlandaise à la place — des arrangements juridiques différents assortis de leurs propres risques (un bail est plafonné à 30 ans ; une société prête-nom détenant une unité au profit d'un étranger est illégale), qui méritent un avis juridique indépendant avant tout engagement.

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